Yves Tyrode, directeur digital et communication de la SNCF, a annoncé aujourd’hui le nouveau plan de la SNCF pour permettre l’accès au haut-débit dans ses trains. L’entreprise compte s’appuyer sur les 4 opérateurs mobile, qui auront la charge de mettre en place les moyens pour atteindre ce but. Trois actions ont été décidées.

Digital SNCF (crédit photo : @SNCF_infopresse )
Digital SNCF (crédit photo : @SNCF_infopresse )

1/ Mesurer la couverture 3G et 4G sur l’ensemble du réseau ferré

Pour cela une rame de test va circuler dans toute la France dès mars 2015 afin de mesurer selon les procédures de l’ARCEP (autorité des télécoms) la qualité du réseau 3G et 4G actuel des opérateurs. Ces mesures permettront notamment de déterminer les trous dans la couverture des opérateurs.

2/ Faciliter l’accès aux infrastructures de la SNCF aux opérateurs mobile

Les opérateurs pourront plus facilement déployer leurs antennes le long des voies, notamment aux endroits définis grâce à la rame de test. Cette action est déjà entreprise par la SNCF le long des voies du RER C en Île-de-France.

3/ Du WiFi dans certains cas précis (certaines gares et Lignes à Grande Vitesse)

Abandon du mix satellite/WiFi actuellement utilisé dans certaines rames TGV (TGV-est notamment) au profit d’un nouveau mix 4G/WiFi : réseau WiFi dans les rames « alimenté » par la 4G. Le choix de la solution technique sera effectué d’ici la fin du 1er semestre 2015 pour un déploiement fin 2016.
Mais attention : seules quelques lignes TGV seront concernées par ce choix technique du WiFi : les axes Paris-Lyon fin 2016 et Paris-Bordeaux ainsi que la LGV Est mi-2017.

 

(annonces sur le haut-débit à partir de la 10e minute)

 

La SNCF refile la patate chaude aux opérateurs…

La SNCF abandonne donc la solution du satellite, actuellement déployée dans les TGV Est et le Thalys, et qui ne donne pas du tout satisfaction (temps de réponse élevé, faible débit, disponibilité du service (très) aléatoire …).
Mais si le choix de la 4G peut sembler une meilleure idée, la principale question est de savoir si les opérateurs mobiles joueront le jeu. Vont-ils accepter de financer les investissements nécessaires à l’amélioration de leurs réseaux 3G/4G le long des voies ferrées : rien n’est moins sûr…